Golfeur célibataire : à quoi ressemble sa semaine

Golfeur célibataire : à quoi ressemble sa semaine

Un golfeur célibataire ne vit pas comme les autres célibataires. Son week-end est déjà pris. Son samedi commence à 6h30, son dimanche aussi parfois, et quand vous lui proposez un brunch à 11h il regarde son téléphone avec l'air de quelqu'un à qui on demande de choisir entre deux enfants.

C'est le premier malentendu à lever si vous fréquentez quelqu'un qui joue. Le golf n'est pas un loisir du dimanche, c'est un calendrier.

Fairway de golf sous un ciel bleu dégagé

La semaine réelle, heure par heure

Deux séances de practice en semaine, souvent le soir après le travail, une heure chacune. Un parcours le samedi ou le dimanche, cinq heures porte à porte en comptant la route et le café d'après. Une compétition de club une à deux fois par mois d'avril à octobre, qui mange la journée entière. Ajoutez le temps passé à regarder des vidéos de swing sur son canapé et vous avez le tableau.

Sur une semaine ordinaire, ça fait sept à dix heures. Un pratiquant régulier avec un index sous 15 monte facilement à quinze. Ce n'est pas une passion accessoire, c'est un deuxième emploi non rémunéré et payant à l'envers.

Pourquoi ça complique la vie sentimentale

Le problème n'est pas le temps. C'est le créneau. Les rencontres se font le vendredi soir et le samedi soir, et le golfeur qui a un départ à 8h12 le lendemain matin ne boira pas trois verres. Il rentre tôt, il passe pour un rabat-joie, et il recommence le week-end suivant.

Ajoutez la météo. Un golfeur consulte les prévisions comme un agriculteur. Une belle éclaircie annoncée sur un dimanche gris et le programme change à 22h la veille. Difficile à expliquer à quelqu'un qui n'a jamais compris pourquoi on joue par 12 degrés et vent de travers.

La solution que tout le monde trouve tôt ou tard

Rencontrer quelqu'un qui joue. Ce n'est pas de la paresse, c'est de l'arithmétique. Deux golfeurs partagent le même agenda, la même météo, les mêmes silences sur les trois trous où plus rien ne va. Le week-end n'est plus un arbitrage, il devient un projet commun.

Les couples de golfeurs que l'on croise en compétition ont souvent la même histoire : ils se sont rencontrés sur un parcours ou via un site spécialisé, et ils ont arrêté de négocier leurs samedis. Le niveau importe peu, d'ailleurs. Un index 8 et un index 30 peuvent parfaitement jouer ensemble si le plus fort accepte de fermer sa bouche sur le grip de l'autre.

Ce que ça change concrètement

Les vacances, d'abord. Un séjour golf en Espagne au lieu d'un compromis bancal entre plage et parcours. Les voyages de club, ensuite, où l'on part à vingt et où l'on rentre avec des amis. Et le simple fait de pouvoir dire « je vais taper une heure » sans déclencher une négociation.

Le reste suit. On ne fait pas un couple avec un handicap et un sac de clubs, évidemment. Mais un obstacle en moins sur une liste qui en compte déjà pas mal, ça se prend.

Reste à trouver la personne qui a le même agenda. C'est exactement ce à quoi sert un site de rencontre golf : le filtre est fait avant la première conversation.

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