Combien gagne un golfeur professionnel ?

Combien gagne un golfeur professionnel ?

La réponse tient en une phrase : ça dépend énormément du niveau, et l'écart est brutal. Entre la star mondiale et le joueur qui galère sur les circuits secondaires, on parle de deux planètes différentes.

Tout en haut, les chiffres donnent le tournis. Sur la saison 2025, Scottie Scheffler a empoché près de 27,6 millions de dollars de gains officiels. Rory McIlroy a dépassé les 35 millions de dollars en cumulant le PGA Tour et le DP World Tour. Huit joueurs ont franchi la barre des 10 millions de dollars de prize money, et les 26 premiers du classement ont tous gagné plus de 5 millions sur l'année.

Golfeur en plein swing sur un fairway

Le sponsoring, le vrai jackpot

Pour l'élite, les gains en tournoi ne sont qu'une partie du gâteau. Les contrats d'équipementiers, les partenariats de marque, les apparitions : tout ça rapporte souvent davantage que les chèques remportés sur le green. Un top mondial gagne plus en dormant, grâce à ses sponsors, qu'en signant une belle carte le dimanche.

La réalité des autres

Maintenant, descendons d'un cran. Un joueur classé 64e sur le Korn Ferry Tour, l'antichambre du PGA, a gagné environ 103 800 dollars sur une saison 2025, soit à peu près 89 400 euros avant impôts une fois les frais déduits. Et les frais, dans ce sport, dévorent tout : déplacements, hôtels, matériel, coach, parfois un caddie à payer. Beaucoup de pros jouent à perte les premières années.

Le golf, c'est ça : un sommet doré et une base qui serre les dents. Entre les deux, une poignée de joueurs vit correctement, sans plus.

Ce monde a ses codes, son rythme, ses week-ends sur les parcours. Forcément, ça crée des affinités. C'est un peu l'idée derrière rencontregolf.fr : croiser des gens qui parlent le même langage que vous.

Et en France ?

Le cas français est plus terre à terre. Très peu de joueurs tricolores vivent uniquement des tournois : la plupart des golfeurs professionnels en France sont avant tout enseignants en club. Ils donnent des cours, encadrent, et ne touchent les gains de compétition qu'en complément, quand ils jouent encore. Le grand circuit reste l'exception, pas la règle. Pour un Victor Perez qui perce au plus haut niveau, des centaines de pros gagnent leur vie au practice du club d'à côté, loin des projecteurs.

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